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Chiffres clés — Réinsertion 2024
Chiffres clés — 2024

L'ampleur du défi
de la réinsertion

Au 1er janvier 2024, plus de 272 000 personnes étaient suivies par l'administration pénitentiaire en France.

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Personnes sous main de justice
Suivies par l'administration pénitentiaire au 1er janvier 2024 (milieu ouvert + fermé).
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En milieu ouvert
Peines alternatives à l'incarcération : sursis probatoire, TIG, placement électronique, libération conditionnelle…
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Personnes détenues
Incarcérées dans un établissement pénitentiaire au 1er janvier 2024.
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Densité carcérale moyenne
Les maisons d'arrêt atteignent 145,5 % de leur capacité. La surpopulation est un défi structurel.
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Recondamnés en 3 ans
Parmi les personnes libérées en 2016, plus de la moitié ont été recondamnées dans les 3 ans suivant leur sortie.

Source : Ministère de la Justice — Administration pénitentiaire, janvier 2024

Notre approche

Pourquoi la réinsertion
réduit la récidive

Quand une personne sort de prison sans emploi, sans logement ni accompagnement — ce qu'on appelle une « sortie sèche » — les risques de récidive sont statistiquement bien plus élevés.

À l'inverse, un accompagnement structuré, progressif et personnalisé favorise une réintégration durable dans la société et protège les futures victimes potentielles.

C'est précisément la mission de Permis de Construire : être présent avant, pendant et après la peine, pour que chaque personne puisse (re)construire un projet de vie solide.

Comprendre les termes clés

Lexique

Le monde de la justice pénale a son propre vocabulaire. Voici les notions essentielles pour comprendre les situations que nous rencontrons au quotidien.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous
demande souvent

Des réponses claires aux questions que se posent les personnes concernées, leurs proches et les citoyens souhaitant mieux comprendre le système pénal français.

  • On parle de « sortie sèche » lorsqu'une personne sort de prison à la fin de sa peine, sans aucun accompagnement, ni emploi, ni logement, ni suivi préparé. Elle recouvre sa liberté, mais sans filet.

    Or, les études montrent que les sorties non préparées augmentent significativement les risques de récidive. Un accompagnement progressif — comme celui proposé par Permis de Construire — permet de reconstruire une vie stable et d'éviter le retour en prison.

  • Le milieu fermé désigne toutes les situations où une personne est écrouée, c'est-à-dire prise en charge par l'administration pénitentiaire au sein d'un établissement. Cela inclut les personnes détenues (en cellule) et celles sous bracelet électronique au domicile.

    Le milieu ouvert regroupe toutes les mesures pénales exécutées en dehors d'un établissement pénitentiaire : sursis probatoire, TIG, stage de citoyenneté, contrôle judiciaire, libération conditionnelle… La personne est libre mais suit des obligations et est accompagnée par un SPIP.

  • Oui, absolument. La prison n'est pas la seule réponse pénale. Les juges disposent de nombreuses alternatives :

    • Le sursis probatoire (anciennement SME)
    • Le travail d'intérêt général (TIG)
    • Le stage de citoyenneté
    • La détention à domicile sous surveillance électronique (bracelet)
    • L'amende, le jour-amende
    • L'interdiction de séjour ou de paraître dans certains lieux
    • Le suivi socio-judiciaire

    Ces peines alternatives sont souvent plus efficaces pour prévenir la récidive car elles permettent de maintenir les liens sociaux, professionnels et familiaux.

  • Un aménagement de peine permet à une personne condamnée d'exécuter tout ou partie de sa peine en dehors de la prison, sous des conditions fixées par le juge de l'application des peines. Il prend différentes formes :

    • La semi-liberté (travail ou formation à l'extérieur, retour la nuit)
    • Le placement extérieur (hébergement en structure associative)
    • La détention à domicile sous surveillance électronique
    • La libération conditionnelle

    L'aménagement favorise la réinsertion, maintient les liens familiaux et professionnels, et réduit les effets désocialisants de l'incarcération prolongée.

  • Les personnes en milieu ouvert sont principalement suivies par les Services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP), présents dans chaque département. Ce sont des services de l'État.

    Les SPIP s'appuient sur un réseau de partenaires associatifs comme Permis de Construire pour proposer des activités, de l'accompagnement social et une présence de proximité. Ce partenariat est essentiel : il permet d'aller au-delà du cadre légal pour un accompagnement réellement humain et individualisé.

  • Nous proposons des démarches structurées pour faciliter la réinsertion :

    • Entretiens individuels d'accompagnement
    • Ateliers de cohésion sociale, sport, culture, expression
    • Soutien vers l'emploi, la formation et le logement
    • Ateliers de gestion, de communication et de confiance en soi
    • Appui pour les démarches administratives

    Chaque action contribue à construire un chemin positif vers l'intégration durable dans la société.

  • Les associations du Réseau Permis de Construire sont présentes sur plusieurs territoires :

    Nantes Vannes Rennes Le Mans Charente-Maritime
  • Vous pouvez contacter l'association de votre choix directement via notre page de contact :

    assopermisdeconstruire.org/contact →